Avec des élections possibles en 2009 et l’importance grandissante des médias sociaux auprès des électeurs, le Bloc Québécois en est où sur ce média?
Après avoir fait le tour des sites de l’ensemble des élues bloquistes excluant le site du parti, un constat s’impose. Les députées bloquistes sont loin d’être web 2.0, mais sont largement web 1.0. À la base seulement 30 des 48 députés ont un site internet personnel et de ce nombre seulement 3 sites incorporent des notions de web 2.0 avec des outils de partage.
Le Bloc Québécois en chiffre
- 16 députés n’aurait pas de site web
- La mise à jour de près de 50% des sites date de la dernière campagne électorale
- Le chef du parti n’a pas de site internet dédié s’exprimant via le site du parti
- Seulement 3 députés inclus dans leurs sites des outils de partage 2.0
- Seulement 5 sites incluent des fils RSS
- 2 sites sur 30 permettent l’inscription à une infolettre
- Les options les plus populaires sont les albums photo suivis de la vidéo
- Il y a plus de sites qui incluent des photos que de sites mis à jour régulièrement
- Seulement 2 députés sont sur Twitter (Gilles Duceppe @gillesduceppe et Claude Bachand @claudebachand)
Une généralisation web 1.0?
Les problèmes des sites de ses députés ne s’arrêtent pas là. À titre d’exemple, le site de M. Carrier qui est réellement problématique dut des liens non cliquables dans le haut et un menu qui disparaît durant la navigation.

Autre exemple avec Mme Demers, qui détient un site avec une section nouvelle en construction depuis surement plus d’un an. Sans oublier qu’aucune règle de base n’a été appliquée pour le référencement. (Ex. : Le titre de la page pour les nouvelles est “Nouvelles”)

Et l’on peut citer le site de Mme Gagnon qui inclut un menu qui disparaît dans certaines sections.

À cela s’ajoutent certaines découvertes comme Mme Guay qui inclut un module Météo Média sur son site, Mme DeBellefeuille qui détient un menu principal contenant des liens sortants ou encore M. Nadeau qui détient un site identique à Mme Gagnon avec les mêmes erreurs.

L’exemption qui fait la règle
Dans tout ce brouhaha, un site ressort. Celui du député de Saint-Jean, Claude Bachand. Son site internet intègre tout ce que l’on peut espérer d’un site web 2.0. Déjà la dernière mise à jour date d’il y a seulement 5 jours. À cela s’ajoutent des outils de partage, un fil RSS, la possibilité de s’abonner à l’infolettre, des liens pointant vers son compte Twitter, Facebook et YouTube et une structure de l’information très claire et sans problème de navigabilité.
Conclusion
En résumé, le Bloc Québécois, en dehors de son portail principal, est réellement cantonné dans le temps avec des sites web 1.0 qui n’intègrent pas ou peu de notions d’ergonomie et qui ne permettent pas de partage de l’information. On dénote toute foi, une exception. M. Claude Bachand, qui a su adopter un site web qui intègre l’ensemble des notions du web 2.0 et qui, on l’espère, pourra influencer les autres débutés à suivre cette voie.
N.B. La raison de l’exclusion du site du parti du Bloc Québécois s’inscrit dans l’idée de réaliser un article sur l’ensemble des sites des partis politiques canadiens. De plus, le but de cet article était de pousser la nécessité pour les députés d’adopter un site internet de façon à pouvoir se rapprocher de leurs électeurs et d’insister ceux-ci à se joindre à leurs campagnes. D’ailleurs, je compte revenir sur ce point dans un prochain article très bientôt.
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