Encore une fois, les conservateurs font parler d’eux avec leurs stratégies politiques douteuses.
Cette fois, ils se lancent dans une dépense de 7 millions pour promouvoir le crédit d’impôt à la rénovation domiciliaire. Cette dépense, faite à même les fonds publics, fait sursauter l’opposition la qualifiant de « propagande » et de « gaspillage de fonds publics ».
Et, à raison, car selon un sondage mené par Harris Decima pour la Presse Canadienne, 62 % des Canadiens connaissent le crédit d’impôt à la rénovation domiciliaire. Et, 35% compte en profiter au cours de l’année. L’étude, qui a été menée du 18 au 21 juin, démontre bien l’inutilité d’une telle campagne. Surtout à ce prix.
Alors, pourquoi aller de l’avant?
Avec une probable campagne électorale à l’automne, le parti conservateur cherche plutôt à se faire connaître. Ainsi, il prend de l’avance dans l’optique d’une course à la chefferie. Une tactique déjà employée avec le CELI (Compte d’épargne libre d’impôt) en 2008-2009 qui avait couté aux contribuables 4,9 millions de dollars et n’a fait qu’épargner environ cinq millions de dollars d’impôts aux contribuables.
Mais, comme la dernière fois, je reste persuadé que cette technique déloyale portera fruit. Après tout, la mauvaise presse passera plus vite que la publicité qui durera jusqu’en décembre 2009.
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